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Questions fréquemment posées

Introduction

Les maladies trophoblastiques gestationnelles (MTG) sont un groupe rare d’affections caractérisées par une prolifération anormale des cellules trophoblastiques après la conception.

Les trophoblastes entourent l’œuf fécondé et permettent son implantation dans la paroi utérine. Le placenta se développe ensuite à partir de ces cellules. 

Le spectre des MTG est large, allant des grossesses môlaires bénignes mais pré-malignes à des formes invasives malignes. Compte tenu de la rareté de ces maladies, la mise en place d’un registre centralisé est essentielle. Celui-ci permet d’assurer un diagnostic anatomopathologique optimal, un suivi adapté et un traitement en temps opportun lorsque cela est nécessaire. De plus, ces registres fournissent des données précieuses qui soutiennent la recherche et améliorent la compréhension des MTG.

Lorsqu’elles sont correctement diagnostiquées et traitées, les issues sont excellentes, avec des taux de guérison dépassant 98 %. 

Des informations complémentaires sur les différents types de MTG et de NTG sont disponibles dans la section « Informations sur les différents types de MTG/NTG ».

Les differents types de maladies trophoblastiques

  • Grossesses molaires 
Une grossesse môlaire, également appelée môle hydatiforme, est une affection rare, survenant dans environ 1 grossesse sur 1 000

Elle se développe au moment de la fécondation en raison d’un déséquilibre génétique, entraînant une prolifération incontrôlée du tissu trophoblastique. Ce développement anormal empêche la formation d’un placenta et d’un fœtus normaux et conduit à la formation de structures kystiques. À l’échographie, les grossesses môlaires présentent typiquement un aspect en « grappe de raisin ». 

Deux types distincts de grossesses môlaires sont reconnus :
 
  • Môle hydatiforme complète

    Une môle complète survient lorsqu’un spermatozoïde féconde un ovocyte ayant perdu son ADN maternel. Comme seul un jeu haploïde de chromosomes paternels est présent, celui-ci se duplique, aboutissant à un caryotype diploïde. Dans environ 90 % des cas, le caryotype est 46XX, tandis que les 10 % restants sont 46XY, généralement d’origine disperme. 

    Le matériel génétique étant entièrement d’origine paternelle, aucun fœtus viable ne peut se développer. L’échographie montre une absence de tissu fœtal.

    Rarement, une môle complète peut coexister avec une grossesse gémellaire normale. Ces grossesses se terminent fréquemment par une fausse couche, la naissance vivante du jumeau sain ne survenant que dans environ 40 % des cas.
     
  • Môle hydatiforme partielle 

    Une môle partielle résulte de la fécondation d’un ovocyte normal par deux spermatozoïdes ou par un spermatozoïde contenant un ADN paternel dupliqué. Le caryotype résultant est généralement 69XXX ou 69XXY. L’échographie peut initialement montrer un fœtus et du tissu placentaire, mais ceux-ci sont structurellement anormaux

    En raison de ces anomalies, la grossesse n’est pas viable et se termine le plus souvent par une fausse couche.

    Dans de très rares cas, une grossesse gémellaire peut survenir dans laquelle un seul conceptus est une môle partielle. Comme pour les môles complètes, ces grossesses se terminent souvent par une fausse couche, avec une naissance vivante du jumeau sain dans environ 40 % des cas.


Étant donné que les deux types de grossesses môlaires entraînent fréquemment une fausse couche précoce, elles peuvent passer inaperçues. C’est pourquoi un examen anatomopathologique du tissu obtenu après une fausse couche est fortement recommandé.
 
  • Néoplasies trophoblastiques gestationnelles (NTG)
     
Plusieurs types de néoplasies trophoblastiques gestationnelles malignes ont été identifiés :
 
  • Môle invasive

    Les môles invasives surviennent le plus souvent après une môle complète et représentent la transformation maligne d’une affection initialement bénigne. Plus rarement, elles peuvent également se développer après une môle partielle. Environ 15 à 20 % des femmes présentant une môle complète et environ 3 % de celles présentant une môle partielle développeront une môle invasive.
     Dans cette situation, le tissu môlaire envahit le myomètre, augmentant le risque de perforation utérine. En l’absence de traitement, la maladie peut s’étendre aux structures pelviennes adjacentes. 
    Les patientes présentent généralement des saignements utérins anormaux et des douleurs abdominales.

     
  • Choriocarcinome gestationnel

    Le choriocarcinome se développe le plus souvent après une môle complète (~50 %), mais il peut également survenir après une fausse couche non môlaire (~25 %), une grossesse normale (~22,5 %) ou une grossesse extra-utérine (~2,5 %). Son incidence est estimée entre 1 et 9 cas pour 40 000 grossesses. Environ 3 % des femmes ayant eu une môle complète et 0,5 % de celles ayant eu une môle partielle développeront un choriocarcinome.

    Il s’agit d’une tumeur maligne très agressive, à croissance rapide, avec une dissémination hématogène précoce. Malgré ce comportement agressif, elle est très sensible à la chimiothérapie et présente généralement un excellent pronostic.
     Les patientes consultent le plus souvent pour des saignements utérins anormaux. Les autres symptômes dépendent des sites métastatiques, le plus souvent les poumons, le foie, le vagin, les reins ou le système nerveux central. 

    L’élévation du taux d’hCG, associée aux signes cliniques, permet généralement d’établir le diagnostic.

     
  • Tumeur trophoblastique du site placentaire (PSTT)

    La PSTT est une forme rare de MTG, représentant environ 2 % des cas. Elle dérive des cellules trophoblastiques intermédiaires et survient le plus souvent après une grossesse normale, bien que des cas après môle complète (16 %) ou fausse couche non môlaire (13 %) aient été rapportés. 

    Contrairement aux autres NTG, la PSTT évolue généralement lentement, avec une longue période de latence entre la grossesse initiale et l’apparition de la maladie, en moyenne de 3,4 ans.

    La tumeur reste le plus souvent confinée à l’utérus, mais peut envahir le myomètre.

    Les patientes présentent généralement des saignements anormaux ou une aménorrhée, et les taux d’hCG sont habituellement peu élevés.

    La PSTT peut être relativement résistante à la chimiothérapie. En raison de la fréquence des formes localisées sans métastases à distance, une hystérectomie peut être envisagée chez certaines patientes.

     
  • Tumeur trophoblastique épithélioïde (ETT)

    L’ETT est une NTG extrêmement rare, qui survient le plus souvent après une grossesse normale, avec une minorité de cas après une grossesse môlaire (16 %) ou une fausse couche spontanée (16 %). Elle évolue également lentement, avec une période de latence pouvant s’étendre sur plusieurs années.

    Le diagnostic est le plus souvent posé à la suite de saignements utérins anormaux ou d’une aménorrhée. Comme pour la PSTT, les taux d’hCG sont généralement plus faibles que dans les autres NTG.

    L’ETT peut être résistante à la chimiothérapie et, en raison de la fréquence des formes localisées sans métastases à distance, une hystérectomie peut être nécessaire chez certaines patientes.

Diagnostique


Le diagnostic d’une grossesse môlaire ou d’une néoplasie trophoblastique gestationnelle (NTG) est souvent difficile. 

De nombreux symptômes, tels que les nausées, les saignements vaginaux ou les douleurs abdominales, sont également fréquents au cours d’une grossesse normale. Plusieurs examens peuvent être réalisés afin d’établir le diagnostic.
 
  • Échographie
     
L’échographie constitue l’examen de première intention pour l’identification d’une grossesse môlaire.

Dans les cas de môle complète, aucune structure fœtale ni placentaire normale n’est visible. L’aspect échographique typique est celui d’une masse intra-utérine échogène comportant de multiples espaces kystiques en « grappe de raisin », sans sac gestationnel. 
L’évaluation de l’invasion du myomètre est essentielle, car elle peut prédire le risque de persistance de la maladie après curetage ou de récidive. 
De plus, le volume utérin doit être évalué, car il est corrélé à la masse tumorale et contribue à l’évaluation du risque. 
Dans des cas extrêmement rares, estimés entre 1 sur 20 000 et 1 sur 100 000 grossesses, une grossesse gémellaire associant un fœtus normal et une môle complète peut survenir. Ces grossesses se compliquent fréquemment de fausse couche spontanée, la naissance vivante du jumeau sain étant rapportée dans environ 40 % des cas. 

Dans les grossesses môlaires partielles, des structures fœtales et placentaires peuvent être présentes, mais elles sont anormales et non viables
Les anomalies fœtales peuvent inclure des signes de triploïdie, une hydrocéphalie, une fente labiale, une syndactylie ou un retard de croissance intra-utérin. Le placenta apparaît souvent épaissi et kystique. 
De manière similaire, dans des cas extrêmement rares (1 sur 20 000 à 1 sur 100 000 grossesses), une grossesse gémellaire associant un fœtus normal et une môle partielle peut être observée. Comme pour les môles complètes, une fausse couche spontanée est fréquente, avec une naissance vivante du jumeau sain dans environ 40 % des cas. 

La sensibilité de l’échographie pour détecter une grossesse môlaire est limitée, en particulier en début de grossesse. Par conséquent, des résultats faussement négatifs ou faussement positifs peuvent survenir. La corrélation avec les taux de hCG et l’examen histopathologique des tissus issus du curetage ou de la fausse couche est donc essentielle pour établir un diagnostic définitif. 
 
  • Taux d’hCG
     
Les femmes atteintes de MTG ou de NTG présentent généralement des taux d’hCG plus élevés que ceux attendus pour l’âge gestationnel estimé. 

Ces taux élevés peuvent expliquer certains symptômes tels que des nausées et vomissements sévères, une hypertension ou une hyperthyroïdie chez certaines patientes.Une NTG doit être suspectée chez les femmes ayant déjà présenté une grossesse môlaire et chez lesquelles une augmentation du taux d’hCG ou une diminution insuffisante est observée au cours du suivi. 
 
  • Examen histopathologique
L’examen histopathologique constitue la pierre angulaire du diagnostic des maladies trophoblastiques gestationnelles. Il permet d’établir un diagnostic définitif et d’assurer une classification précise des lésions trophoblastiques. 

Par conséquent, tous les prélèvements de curetage obtenus après une fausse couche doivent être systématiquement adressés pour analyse histopathologique, car les grossesses môlaires peuvent être cliniquement et radiologiquement indiscernables des fausses couches non môlaires. Lorsque cela est indiqué, des analyses génétiques complémentaires peuvent soutenir le diagnostic et aider à différencier les môles complètes des môles partielles. 

Un diagnostic anatomopathologique précis et rapide est essentiel afin de garantir un suivi approprié et, si nécessaire, une mise en route rapide du traitement. C’est pourquoi une relecture anatomopathologique est systématiquement réalisée dans le cadre du registre belge des MTG.

En cas de suspicion échographique de grossesse môlaire, les étapes suivantes sont recommandées :
 
  • Prescrire des analyses sanguines, incluant le dosage de l’hCG totale sérique.
  • Informer l’anesthésiste du risque hémorragique.
  • Réaliser un examen clinique et gynécologique.
  • Procéder à une évacuation utérine par aspiration sous guidage échographique.
  • L’administration intraveineuse d’un agent utérotonique (ocytocine) pendant l’aspiration est recommandée.
  • Une prophylaxie anti-D doit être administrée chez les patientes Rh négatif.
     
Diagnostic and management pathway for (first) HM. aBest practice. CXR, chest X-ray; hCG, human chorionic gonadotropin; HM, hydatidiform mole; US, ultrasound. (Lok C. et al. EOTTD-ESGO-GCIG-ISSTD Guidelines for GTD. JCO 2025.)


À ce stade, aucun bilan d’imagerie complémentaire n’est recommandé

Le diagnostic est établi sur l’examen anatomopathologique du produit de curetage. Ce diagnostic doit être confirmé par une relecture systématique par le panel d’experts du Registre belge des maladies trophoblastiques gestationnelles. 

En cas de suspicion de môle hydatiforme partielle, la réalisation d’un caryotype est recommandée afin de confirmer le diagnostic anatomopathologique.

Môle hydatiforme complète
Sur le plan histologique, la môle hydatiforme complète se caractérise par des villosités choriales augmentées de volume, œdémateuses et hydropiques, souvent associées à la formation de citernes. On observe en outre une prolifération trophoblastique villositaire marquée, le plus souvent circonférentielle, accompagnée d'atypies cytologiques.

Dans les formes très précoces, ces caractéristiques histologiques typiques sont moins développées et la prolifération trophoblastique est plus limitée.

En règle générale, aucun tissu fœtal n'est présent.En immunohistochimie, l'expression de p57 est absente dans les cellules stromales des villosités ainsi que dans le cytotrophoblaste.
 
Môle hydatiforme partielle
La môle hydatiforme partielle présente généralement un aspect histologique mixte, associant deux populations de villosités choriales: d'une part de petites villosités fibreuses et, d'autre part, des villosités augmentées de volume, de contour irrégulier, présentant un degré variable d'œdème et d'hydrops. Une prolifération trophoblastique circonférentielle légère à modérée est habituellement observée. La formation de citernes et les pseudo-inclusions trophoblastiques sont fréquentes.

Des vaisseaux sanguins fœtaux ainsi que des hématies nucléées sont souvent présents.En immunohistochimie, l'expression de p57 est conservée dans les cellules stromales des villosités et dans le cytotrophoblaste.

Les caractéristiques morphologiques de la môle hydatiforme partielle ne sont pas entièrement spécifiques et peuvent présenter un chevauchement important avec celles d'une môle hydatiforme complète (notamment précoce), d'un avortement hydropique, d'anomalies chromosomiques telles que les trisomies, d'une dysplasie mésenchymateuse placentaire ou encore d'une grossesse gémellaire associant une môle hydatiforme complète et un fœtus normal coexistant.

 
Choriocarcinome gestationnel
Le choriocarcinome gestationnel se caractérise par des amas solides infiltrants et destructeurs composés de cytotrophoblaste mononucléé et de trophoblaste intermédiaire, entourés de syncytiotrophoblaste multinucléé présentant des atypies cytologiques marquées et une activité mitotique élevée. 

Des phénomènes d'hémorragie, de nécrose et d'invasion lymphovasculaire sont fréquemment observés.

Le choriocarcinome peut être associé à une tumeur trophoblastique épithélioïde et à une tumeur trophoblastique du site placentaire.

 
Tumeur trophoblastique du site placentaire (PSTT)
La tumeur trophoblastique du site placentaire (PSTT) est constituée d'une prolifération infiltrante de cellules trophoblastiques intermédiaires de type implantation (extravilleuses), organisées en amas, en travées ou en nappes diffuses entre les fibres musculaires lisses du myomètre.

Les cellules tumorales sont typiquement volumineuses, polyédriques et le plus souvent mononucléées, avec un cytoplasme abondant, éosinophile à clair, et un degré variable de pléomorphisme nucléaire. L'activité mitotique est généralement faible (1 à 2 mitoses/mm²).

Une caractéristique essentielle est l'invasion marquée des vaisseaux sanguins, les cellules tumorales remplaçant la paroi vasculaire (« vascular remodeling »), de manière analogue au processus physiologique d'implantation. Une nécrose et des foyers d'hémorragie peuvent également être présents.

 
Tumeur trophoblastique épithélioïde (ETT)
La tumeur trophoblastique épithélioïde (ETT) est une néoplasie dérivée du trophoblaste intermédiaire de type chorionique. Sur le plan histologique, elle présente typiquement une architecture nodulaire et expansive, constituée de larges amas et travées de cellules trophoblastiques épithélioïdes relativement uniformes, souvent délimitées par des contours cellulaires nets.

Les cellules tumorales sont mononucléées, de taille moyenne et d'aspect épithélioïde, avec un cytoplasme modérément éosinophile à clair et un aspect fréquemment squamoïde, pouvant évoquer un carcinome. L'activité mitotique est très variable.

La présence de matériel extracellulaire éosinophile hyalinisé (fibrinoïde), localisé au centre des amas ou entre les cellules tumorales, constitue une caractéristique typique. Une nécrose étendue, souvent de distribution géographique, est fréquemment observée.

Les maladies trophoblastiques sont rares, ce qui peut rendre leur diagnostic, leur traitement et leur suivi complexes

Le Registre belge a pour objectif d’améliorer la prise en charge des patientes et d’approfondir les connaissances médicales. Avec le consentement des patientes, nous proposons d’enregistrer ces pathologies en collaboration avec leur médecin, afin de documenter ces maladies rares, de suivre les cas et de fournir des recommandations pour une prise en charge appropriée. 

En participant, les patientes et les professionnels de santé contribuent à améliorer les résultats et à faire progresser les soins futurs. 

MoleChorio – Faire progresser la science, améliorer les soins.

L’enregistrement peut être effectué via le bouton « Enregistrer un patient » en haut de cette page. 

Étant donné la rareté des maladies trophoblastiques gestationnelles, la plupart des gynécologues et des pathologistes ne rencontrent qu’un nombre limité de cas au cours de leur carrière. 

La centralisation des soins est donc essentielle pour développer l’expertise, améliorer la connaissance de ces pathologies et optimiser la prise en charge des patientes. 

L’enregistrement de votre patient dans la base de données nationale garantit que le cas sera revu et suivi par des gynécologues et des pathologistes experts. De plus, vous et votre patient disposerez d’un point de contact dédié au centre de référence pour vous accompagner dans toutes les questions liées au suivi et au traitement.

L’enregistrement de votre patient présente plusieurs avantages directs pour vous en tant que médecin traitant. 

Il permet :
  • Une relecture anatomopathologique experte du diagnostic de votre patient
     
  • Une évaluation gynécologique experte du cas, garantissant un suivi optimal et, si nécessaire, le traitement le plus approprié
     
  • Un accès direct à un centre de référence, offrant un point de contact pour toute question relative au diagnostic, au suivi ou à la prise en charge

L’enregistrement apporte également des bénéfices clairs pour votre patient. 

Il garantit :
  • Une relecture anatomopathologique experte de son diagnostic
     
  • Une évaluation gynécologique experte de son cas, assurant un suivi optimal et, si nécessaire, un traitement adapté à sa situation
     
  • Un accès direct au centre de référence, où elle peut obtenir un soutien et des réponses à ses questions tout au long de sa prise en charge

Traitement

La nécessité d’un traitement dépend du diagnostic précis et de l’évolution de la maladie.
 
  • Grossesse môlaire
     
L’évacuation complète de la grossesse môlaire constitue la pierre angulaire du traitement. Le curetage est réalisé sous guidage échographique afin d’éliminer tout le tissu trophoblastique. Si un curetage a déjà été effectué après une fausse couche, il n’est généralement pas nécessaire de le répéter.

Une échographie de contrôle peut être réalisée 15 jours après le curetage afin de confirmer que la cavité utérine est vide.

Le taux sérique de hCG doit être contrôlé au moins toutes les deux semaines afin de vérifier sa diminution et sa normalisation. En cas de normalisation, aucune intervention supplémentaire n’est nécessaire.

Si le taux de hCG augmente, se stabilise sans normalisation, ou si du tissu môlaire persistant est identifié à l’échographie, un curetage complémentaire peut être nécessaire. En l’absence de tissu résiduel, des examens complémentaires sont requis afin de déterminer la prise en charge la plus appropriée. Une prise en charge adaptée à la situation individuelle sera proposée.
 
  • Néoplasie trophoblastique gestationnelle (NTG)
     
Les patientes présentant une NTG post-môlaire nécessitent généralement un traitement. Le traitement proposé repose sur le score de risque OMS/FIGO, calculé à partir de plusieurs facteurs pronostiques et permettant d’estimer le risque de résistance à une chimiothérapie en monothérapie.
 


Le score total correspond à la somme des points.
  • Score < 7 : faible risque
  • Score ≥ 7 : haut risque
     
En cas de récidive, le score est recalculé selon la situation actuelle.

Ce score n’est pas applicable à la PSTT ni à l’ETT.

 
Diagnostic pathway for (suspected) HM to GTN. aBest practice. CHM, complete hydatidiform mole; GTD, gestational trophoblastic disease; GTN, gestational trophoblastic neoplasia; hCG, human chorionic gonadotropin; HM, hydatidiform mole; PHM, partial hydatidiform moles. (Lok C. et al. EOTTD-ESGO-GCIG-ISSTD Guidelines for GTD. JCO 2025.)
Réaliser le curetage sous guidage échographique pour assurer une évacuation complète et limiter le risque de perforation utérine.

Le tissu môlaire étant très vascularisé, une attention particulière doit être portée au risque hémorragique. Informer l’anesthésiste. L’ocytocine peut être utilisée pour réduire les pertes sanguines.

Chez les patientes Rh négatif, administrer une immunoglobuline anti-D.

Chaque situation individuelle nécessite l’avis d’un centre expert. Celui-ci est basé sur plusieurs facteurs, notamment le type de néoplasie trophoblastique gestationnelle (GTN), votre âge et les résultats de vos examens médicaux. 

Le traitement de première intention dépend d’un score de risque, appelé « score FIGO », qui évalue la résistance à une chimiothérapie à agent unique. Les maladies à faible risque, avec un score < 7, sont traitées par monothérapie. Les maladies à haut risque nécessitent un traitement par polychimiothérapie dans un centre spécialisé.
 
  1. MEDICAL TREATMENT
La prise en charge nécessite l’avis d’un centre expert et dépend du type de NTG, de l’âge et des résultats des examens.Le traitement de première intention dépend du score FIGO :• Faible risque (< 7) : monothérapie• Haut risque (≥ 7) : polychimiothérapie en centre spécialisé 

Méthotrexate (MTX)
  • Injection intramusculaire aux jours 1, 3, 5 et 7
  • Acide folinique (léucovorine) aux jours 2, 4, 6 et 8 pour réduire les effets secondaires
  • Cycle répété toutes les 2 semaines jusqu’à normalisation de l’hCG, puis au moins deux cycles de consolidation
  • Hospitalisation possible selon le risque hémorragique
     
 EMA-CO
Association de plusieurs médicaments :
  • Actinomycine D (J1, J2)
  • Étoposide (J1, J2)
  • Méthotrexate (J1)
  • Acide folinique (débuté 24 h après MTX)
  • Vincristine (J8)
  • Cyclophosphamide (J8)
  • Cycle répété toutes les 2 semaines jusqu’à normalisation de l’hCG + cycles de consolidation
  • D’autres schémas peuvent être proposés selon la situation
  • Hospitalisation possible selon le centre
     
 
 2. Traitement chirurgical
 
  • Deuxième curetage : en cas de résidu, taux de guérison ≈ 40 %
  • Hystérectomie : chez les patientes sans désir de grossesse avec maladie localisée
Postmole GTN treatment. aBest practice. FIGO, International Federation of Gynecology and Obstetrics; GTD, gestational trophoblastic disease; GTN, gestational trophoblastic neoplasia; MDT, multidisciplinary team. (Lok C. et al. EOTTD-ESGO-GCIG-ISSTD Guidelines for GTD. JCO 2025.)
 

High-risk GTN treatment to remission. aBest practice. bMost often used, but other multichemotherapy schedules are possible, reassuring on fertility; in selected cases, referral to the fertility specialist might be appropriate. cEvidence uncertain. CO, cyclophosphamide and vincristine; CT, computed tomography; EMA, etoposide, MTX, and actinomycin-D; EP, etoposide and cisplatin; FIGO, International Federation of Gynecology and Obstetrics; GTD, gestational trophoblastic disease; GTN, gestational trophoblastic neoplasia; hCG, human chorionic gonadotropin; IT-MTX, intrathecal MTX; MRI, magnetic resonance imaging; MTX, methotrexate. (Lok C. et al. EOTTD-ESGO-GCIG-ISSTD Guidelines for GTD. JCO 2025.)


N’hésitez pas à nous contacter si vous avez la moindre question concernant les traitements.

Les effets secondaires varient selon le traitement.
 
  • Neutropénie – envisager report si neutrophiles < 1,5 × 10⁹/L, utilisation de G-CSF
  • Thrombopénie – envisager report si plaquettes < 100 × 10⁹/L
  • Nausées et vomissements
  • Mucite – hygiène buccale recommandée
  • Fatigue
  • Toxicité hépatique ou rénale – éviter AINS et salicylés
  • Pneumopathie – surveiller dyspnée
  • Conjonctivite – rinçage possible à la léucovorine
  • Alopécie

Une prémédication standard et une hydratation IV sont nécessaires, notamment avec le cisplatine.

Si le taux d’hCG augmente ou ne diminue plus sans normalisation, cela indique une inefficacité du traitement.

Dans ce cas, un autre traitement sera proposé.

Suivi


Vous devez conseiller à votre patient de respecter strictement le calendrier de suivi recommandé. La surveillance du taux d’hCG est essentielle pour assurer un suivi adéquat de la maladie. 

Une augmentation du taux d’hCG, ou une stabilisation sans normalisation, indique soit la persistance de tissu môlaire, soit une évolution vers une néoplasie trophoblastique gestationnelle (NTG). Dans les deux cas, une évaluation complémentaire est nécessaire afin d’identifier la cause et d’initier le traitement le plus approprié. 
Une prise en charge adaptée à la situation individuelle sera proposée. 

Dans de rares cas, des résultats faussement positifs d’hCG peuvent survenir en raison d’interférences avec des anticorps hétérophiles. Cette situation doit être envisagée en particulier chez les patientes sous chimiothérapie présentant des taux d’hCG faibles mais persistants sans normalisation, ou chez les patientes avec une grossesse môlaire dont le taux d’hCG se stabilise en dessous de 50 UI/L. 
Étant donné que ces anticorps ne sont pas excrétés dans les urines, un dosage de l’hCG urinaire est généralement utile pour clarifier le diagnostic.

Dans une grossesse normale, l’hCG est principalement présente sous sa forme « bêta » intacte, détectée par les tests standards. Dans les grossesses môlaires ou les NTG, plusieurs formes d’hCG sont produites, notamment des formes fragmentées ou moins glycosylées. Les tests standards pouvant ne détecter que la forme habituelle, ils peuvent donner des résultats faussement négatifs. 
Pour garantir un suivi fiable, il est donc nécessaire de mesurer l’hCG totale, incluant toutes les formes moléculaires. 

Il est également essentiel que les analyses soient réalisées dans le même laboratoire, avec la même méthode et le même seuil de détection, afin de permettre une comparaison fiable dans le temps. 

Dans certaines situations, un dosage urinaire de l’hCG peut être utile afin de confirmer les résultats, notamment en cas de suspicion d’interférences par des anticorps sériques.
  • Môle partielle 
Une prise de sang est nécessaire au moins toutes les deux semaines jusqu’à normalisation du taux de hCG (le seuil dépend du laboratoire). 
Cette normalisation doit être confirmée par au moins un contrôle dans le mois suivant. Cela marque la fin du suivi. 
Dans certains cas (normalisation > 8 semaines), un suivi prolongé peut être recommandé.
 
  • Môle complète
Une prise de sang est recommandée au moins toutes les deux semaines jusqu’à normalisation (seuil dépendant du laboratoire). 
Ensuite, un suivi mensuel est réalisé pendant 6 mois.
 
  • Néoplasie trophoblastique gestationnelle (NTG) 
Le suivi après une NTG est différent de celui après une grossesse môlaire.
 
Formes à faible risque
Dans les NTG à faible risque, une fois que le taux d’hCG est revenu à la normale, un suivi régulier est recommandé pendant au moins un an, avec des prises de sang mensuelles.

Les anomalies résiduelles observées à l’imagerie (comme l’échographie ou le scanner) ne nécessitent pas de traitement supplémentaire tant que le taux d’hCG reste normal.

Le risque de récidive est faible, mais il peut varier en fonction du diagnostic initial (le risque est légèrement plus élevé après un choriocarcinome) et selon la présence d’une atteinte pulmonaire au moment du diagnostic.

En cas de récidive, celle-ci survient le plus souvent au cours de la première année, ce qui explique l’importance d’un suivi étroit pendant cette période.

Après une grossesse ultérieure, 6 semaines après la fin de celle-ci, le taux d’hCG doit être normalisé et un nouveau dosage est recommandé à ce moment afin de s’assurer de l’absence de réactivation de la NTG.


Formes à haut risque
Les protocoles de suivi de l’hCG varient en fréquence et en durée selon les centres spécialisés. Cependant, un consensus a été établi pour recommander un suivi au moins mensuel pendant un an ou plus (généralement 18 mois), après 4 à 8 semaines de valeurs normales d’hCG à la fin du traitement.

Après une grossesse ultérieure, 6 semaines après la fin de celle-ci, le taux d’hCG doit être normalisé et un nouveau dosage est recommandé afin de s’assurer de l’absence de réactivation de la NTG.

Une récidive de néoplasie trophoblastique gestationnelle (NTG), ou une progression d’une grossesse môlaire vers une NTG, peut survenir plusieurs mois après le diagnostic initial. Pour cette raison, il est essentiel de surveiller le taux de hCG dans le temps afin de s’assurer qu’il reste normal.
 
  • Môles partielles :
Une fois que le taux d’hCG est revenu à la normale, ce résultat doit être confirmé par un second test sanguin dans un délai d’un mois.

Si ce second test est également normal, aucun suivi supplémentaire n’est généralement nécessaire.

Cela marque habituellement la fin du suivi d’une môle partielle. 
Dans certains cas, par exemple lorsque la normalisation de l’hCG a pris plus de 8 semaines, un suivi plus prolongé peut être recommandé. 
 
  • Môles complètes :
En raison d’un risque plus élevé de développer une NTG après une môle complète, des prises de sang mensuelles pour mesurer l’hCG sont recommandées pendant 6 mois après normalisation.

Si le taux d’hCG reste normal pendant toute cette période de 6 mois, le suivi peut être arrêté.

Durée du suivi :
  • Si l’hCG se normalise dans les 8 semaines suivant le premier curetage, le suivi dure 6 mois à partir de la date du curetage.
  • Si l’hCG se normalise plus de 8 semaines après le premier curetage, le suivi dure 6 mois à partir de la date de normalisation de l’hCG.
  
 
  • Néoplasies trophoblastiques gestationnelles :
Un suivi d’au moins 12 mois pour les formes à faible risque et de 18 mois pour les formes à haut risque est recommandé. 

Après une grossesse ultérieure, 6 semaines après la fin de celle-ci, le taux d’hCG doit être normalisé et un contrôle est recommandé afin de s’assurer de l’absence de réactivation de la NTG. 

Vous pouvez trouver plus d’informations sur la fréquence des contrôles dans la section « À quelle fréquence ma patiente doit-il faire contrôler son taux d’hCG ? ».

Votre patient doit utiliser une contraception afin d’éviter une grossesse depuis le moment du curetage jusqu’à la fin de la période de suivi. Cela est important pour permettre une interprétation fiable des taux de hCG.

Dans la plupart des cas, une contraception orale sera prescrite.

En cas de contre-indication médicale aux contraceptifs oraux ou de préférence pour une autre méthode, des alternatives sûres et efficaces peuvent être discutées avec votre patient. Par exemple, un dispositif intra-utérin (DIU) peut être inséré après vérification de la vacuité utérine.

Même après normalisation du taux d’hCG, une récidive ne peut pas être totalement exclue. Comme la plupart des récidives surviennent dans les premiers mois suivant la normalisation, une période de suivi définie est nécessaire. Pendant cette période, une contraception efficace doit être utilisée et la surveillance de l’hCG doit être poursuivie.

La durée de cette période dépend du diagnostic spécifique du patient. Des informations complémentaires sont disponibles dans la section « Quand ma patiente peut-il envisager une nouvelle grossesse ? ».

Une nouvelle grossesse entraîne une augmentation de la production d’hCG et peut ainsi masquer une récidive de la maladie, retardant le diagnostic et pouvant réduire l’efficacité ou la simplicité du traitement.

Une nouvelle grossesse est généralement autorisée dès que la normalisation de l’hCG est confirmée après une môle partielle
Dans certains cas, par exemple lorsque la normalisation a pris plus de 8 semaines, un suivi plus prolongé, et donc un délai plus long avant une nouvelle grossesse, peut être recommandé.

En cas de môle complète, une période d’attente de 6 mois est requise, durant laquelle les taux d’hCG sont surveillés mensuellement.
 
  • Si la normalisation de l’hCG survient dans les 8 semaines suivant le premier curetage, la période d’attente est de 6 mois à partir de la date du curetage.
  • Si la normalisation survient plus de 8 semaines après le premier curetage, la période d’attente est de 6 mois à partir de la date de normalisation de l’hCG.  

En cas de néoplasie trophoblastique gestationnelle, une période d’attente de 12 à 18 mois après normalisation de l’hCG et la fin de la chimiothérapie est généralement recommandée. 

Toutefois, chaque cas doit être évalué individuellement dans un centre expert afin d’assurer une prise en charge optimale.

Implications futures


Même après normalisation des taux d’hCG, une rechute ne peut pas être complètement exclue. Comme la plupart des récidives surviennent dans les premiers mois suivant la normalisation de l’hCG, les patientes doivent respecter une période de suivi définie. Pendant cette période, une contraception efficace doit être utilisée et la surveillance régulière de l’hCG doit être poursuivie.

La durée de la période de suivi dépend du diagnostic spécifique du patient. Des informations complémentaires sont fournies dans la section « Quand ma patiente peut-il envisager une nouvelle grossesse ? ».

Une nouvelle grossesse entraîne une reprise de la production d’hCG et peut donc masquer une récidive de la maladie, entraînant un retard diagnostique et pouvant potentiellement diminuer l’efficacité ou la simplicité du traitement.

Une nouvelle grossesse est généralement autorisée dès que la normalisation de l’hCG est confirmée après une grossesse môlaire partielle
Dans certains cas, par exemple lorsque la normalisation de l’hCG a pris plus de 8 semaines, un suivi plus prolongé, et donc un délai plus long avant une nouvelle grossesse, peut être recommandé. 

En cas de grossesse môlaire complète, une période d’attente de 6 mois est requise, durant laquelle les taux de hCG sont surveillés mensuellement.
 
  • Si la normalisation de l’hCG survient dans les 8 semaines suivant le premier curetage, la période d’attente est de 6 mois à partir de la date du curetage.
  • Si la normalisation de l’hCG survient plus de 8 semaines après le premier curetage, la période d’attente est de 6 mois à partir de la date de normalisation de l’hCG. 

En cas de néoplasie trophoblastique gestationnelle, une période d’attente de 12 à 18 mois après normalisation de l’hCG et achèvement de la chimiothérapie est généralement recommandée. 

Toutefois, chaque cas doit être évalué individuellement dans un centre expert afin d’assurer une prise en charge optimale.

Les différents protocoles de chimiothérapie n’altèrent pas la fertilité et n’augmentent pas le risque d’anomalies congénitales. 

Cependant, nous recommandons fortement aux patientes d’attendre au moins un an avant d’envisager une nouvelle grossesse. Cela permet d’assurer le suivi des taux de hCG et à l’organisme d’éliminer complètement les traitements et de récupérer suffisamment afin de permettre une future grossesse dans des conditions optimales. 

Nous vous encourageons à insister auprès de votre patient sur l’importance de respecter ce délai. 

Certains effets secondaires liés au traitement peuvent être durables, voire permanents. C’est notamment le cas de la neuropathie, qui peut survenir avec le paclitaxel. Bien qu’une amélioration progressive soit souvent observée dans les mois suivant la fin du traitement, les symptômes peuvent ne pas disparaître complètement. 

Le paclitaxel, l’étoposide et l’actinomycine peuvent également entraîner une alopécie. Lors de la repousse des cheveux, des modifications de texture peuvent être observées. Ces changements peuvent parfois être permanents. 

La plupart des effets secondaires à long terme de la chimiothérapie sont rares. Lorsqu’ils surviennent, ils sont généralement modérés et contrôlables. 

N’hésitez pas à nous contacter si vous ou votre patient avez des questions concernant des effets secondaires persistants.

Après une grossesse môlaire, votre patient présente un risque d’environ 1 % de développer une nouvelle grossesse môlaire, soit un risque 10 à 20 fois supérieur à celui de la population générale (1/1000). Cette estimation est valable indépendamment du développement ou non d’une néoplasie. 

Si votre patient a déjà présenté deux grossesses môlaires ou plus, le risque d’une nouvelle grossesse môlaire augmente à 15–20 %

Une analyse génétique peut être indiquée en cas de deuxième grossesse môlaire ou en présence d’antécédents familiaux. 

En cas de NTG, la plupart des récidives correspondent à une rechute du même processus néoplasique plutôt qu’au développement d’une nouvelle NTG indépendante, et ces rechutes surviennent généralement au cours de la première année suivant le traitement, plutôt que plusieurs années plus tard. Bien que les estimations précises du risque de survenue d’une seconde NTG indépendante après une première NTG soient limitées dans la littérature, les données disponibles indiquent que ce risque reste supérieur au risque de base, mais faible en valeur absolue. 
Une surveillance étroite de la hCG et une prise en charge experte sont donc essentielles pour limiter ce risque.

Il n’existe pas de consensus international à ce sujet. Toutefois, nous recommandons la réalisation d’une échographie précoce lors de toute grossesse ultérieure afin de confirmer la présence d’un fœtus viable et normal. 

En l’absence de fœtus viable, un examen histopathologique du tissu de curetage est recommandé.

Seule une très faible proportion de femmes présente une prédisposition familiale aux grossesses môlaires récidivantes. Cette affection rare est appelée môle hydatiforme récidivante familiale (FRHM). 

Les femmes atteintes de FRHM développent presque exclusivement des môles complètes. Contrairement aux môles complètes typiques, qui contiennent uniquement des chromosomes d’origine paternelle, ces môles sont d’origine biparentale. 

Des analyses plus approfondies ont identifié les gènes NLRP7 et KHDC3L comme étant les plus fréquemment mutés dans la FRHM, représentant respectivement environ 75–80 % et 5–10 % des cas. Ces deux gènes jouent un rôle clé dans l’empreinte génomique maternelle lors de l’ovogenèse et du développement embryonnaire précoce. En raison de ces anomalies, la méthylation de l’ADN suit un profil paternel plutôt que maternel, soulignant l’importance de l’empreinte génomique dans le développement normal précoce de la grossesse. 

La FRHM étant une maladie autosomique récessive, les femmes atteintes nécessitent généralement un don d’ovocytes pour obtenir une grossesse évolutive. Un conseil génétique est indiqué si votre patient présente une deuxième MTG ou plus, ou en cas d’antécédents familiaux.

Vous et votre patient pouvez contacter à tout moment la personne de référence du centre spécialisé si un soutien est nécessaire pendant la période de suivi après une grossesse môlaire ou une NTG.

Les personnes de contact du centre de référence francophone sont :